(Librement inspiré du « compte
rendu d’une représentation donnée par le NO japonais dans le
cadre du théâtre des nations » - Gotlib, RAB tome 3 p. 75 à
80 éd. Dargaud)
Le pingouin de chez Ernest et Levieux dispose d’hommes aptes à dégeler le plus frileux des acheteur. Il envoi Sam Pale qui s’empare de ce dossier pointu.
Le samouraï cherche la faille. Sa moue
raille le train des us préhistoriques. Sam déroule les rails de la
mondialisation et le programme de l'OMC (voir Site OMC)
sur les marchés publics, il sabre le
cadre caduque de notre camarade.
Ces discours, confits d’articles
codés ont confondu notre condisciple. Effrayé par l’état des
conseils sans appel, il s’exclame « Sam suffit ! Sam over !» Le
voilà rendu au juriste paladin à la verve orienthé. Sam dit : «
Dimanche, au lieu de faire vos gammes, vous allez innover.
Réfléchissez et renvoyez-moi un dossier de consultation qui ne me
laissera pas de glace. »
Notre homme de l’art tique. Ne voulant pas passer pour gourd, un moment il se plonge dans les dernières réformes :
La modification de l’article 50 du
code des marchés publics sur les variantes attire son attention. Il
constate que, depuis l’entrée en vigueur du décret du 25 août
2011, les candidats peuvent proposer une offre variante sans fournir
une offre de base. Le texte a été modifié en supprimant l’exigence
de produire impérativement une offre de base lorsqu’une variante
est proposée. Même si le projet de nouveau Guide des bonnes
pratiques indique qu’il est toujours possible au pouvoir
adjudicateur d’imposer la présentation d’une offre de base à la
présentation de la variante (à condition que cela soit
explicitement exigé dans l’AAPC ou dans les documents de la
consultation), notre héros veut prendre des précautions.
Fort des recommandations trouvées dans
la RAB (Voir article de la RAB du 30 novembre 2009)
et pour pallier aux difficultés des
comparaisons des offres variantes avec ou sans offre de base il
veille à préciser, dans les documents de la consultation, les
exigences minimales ainsi que les modalités de présentation des
variantes.
Le brave n’est pas un cave et il a les crocs. Pour lui le mammouth c’est du grand lard. Et, pour ne pas laisser ce besoin à pare au hasard d’offres alternative trop hardies ou à de combinards viandards, notre roublard gaillard présente, au hussard nipon hagard, un règlement exigeant des variantes standardisées.
Sam est paniqué par l’antique idée
du quidam. Seul le seppuku sauvera son âme salie, et pâlissant, Sam
Pale lisse sa lame, la glisse sans mal dans sa peau lisse et
s’empale.
Pour vous, charmants et indulgents
lecteurs de la RAB, nous avons tenté de saisir le charabia de
l’acharné. Vous excuserez la traduction approximative, il parle
comme un charretier.
« Arrête ton char à variante. Ah, rah, qu’il rit, le gourd hein ! »
Isabelle Werckmann




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