dimanche 30 octobre 2011

Charivari

(Librement inspiré du « compte rendu d’une représentation donnée par le NO japonais dans le cadre du théâtre des nations » - Gotlib, RAB tome 3 p. 75 à 80 éd. Dargaud)

Le pingouin de chez Ernest et Levieux dispose d’hommes aptes à dégeler le plus frileux des acheteur. Il envoi Sam Pale qui s’empare de ce dossier pointu.


Le samouraï cherche la faille. Sa moue raille le train des us préhistoriques. Sam déroule les rails de la mondialisation et le programme de l'OMC (voir Site OMC) sur les marchés publics, il sabre le cadre caduque de notre camarade.


Ces discours, confits d’articles codés ont confondu notre condisciple. Effrayé par l’état des conseils sans appel, il s’exclame « Sam suffit ! Sam over !» Le voilà rendu au juriste paladin à la verve orienthé. Sam dit : « Dimanche, au lieu de faire vos gammes, vous allez innover. Réfléchissez et renvoyez-moi un dossier de consultation qui ne me laissera pas de glace. »

Notre homme de l’art tique. Ne voulant pas passer pour gourd, un moment il se plonge dans les dernières réformes :


La modification de l’article 50 du code des marchés publics sur les variantes attire son attention. Il constate que, depuis l’entrée en vigueur du décret du 25 août 2011, les candidats peuvent proposer une offre variante sans fournir une offre de base. Le texte a été modifié en supprimant l’exigence de produire impérativement une offre de base lorsqu’une variante est proposée. Même si le projet de nouveau Guide des bonnes pratiques indique qu’il est toujours possible au pouvoir adjudicateur d’imposer la présentation d’une offre de base à la présentation de la variante (à condition que cela soit explicitement exigé dans l’AAPC ou dans les documents de la consultation), notre héros veut prendre des précautions.

Fort des recommandations trouvées dans la RAB (Voir article de la RAB du 30 novembre 2009) et pour pallier aux difficultés des comparaisons des offres variantes avec ou sans offre de base il veille à préciser, dans les documents de la consultation, les exigences minimales ainsi que les modalités de présentation des variantes.

Le brave n’est pas un cave et il a les crocs. Pour lui le mammouth c’est du grand lard. Et, pour ne pas laisser ce besoin à pare au hasard d’offres alternative trop hardies ou à de combinards viandards, notre roublard gaillard présente, au hussard nipon hagard, un règlement exigeant des variantes standardisées.


Sam est paniqué par l’antique idée du quidam. Seul le seppuku sauvera son âme salie, et pâlissant, Sam Pale lisse sa lame, la glisse sans mal dans sa peau lisse et s’empale.


Pour vous, charmants et indulgents lecteurs de la RAB, nous avons tenté de saisir le charabia de l’acharné. Vous excuserez la traduction approximative, il parle comme un charretier.

« Arrête ton char à variante. Ah, rah, qu’il rit, le gourd hein ! »

Isabelle Werckmann

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